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mercredi 2 juillet 2008

Salaire net, mais pas tout à fait, ou qu'est ce c'est chouette d'avoir un patron intelligent !


J'ai un patron extra, un type sensas. Il œuvre dans un bureau open, on peut venir le voir n'importe quand, il est toujours dispo, toujours souriant. Rien à dire sur lui, il est très brillant, et surtout, il est intelligent. Très intelligent.
En février 2007 il m'a mis sur un projet. Comme il sait que je suis quelqu'un de purement vénale, il m'a motivé en me disant :
"ne vous inquiétez pas Laurent, je saurai vous récompenser".
J'avais rien demandé moi, avoir un projet à moi tout seul, j'avais déjà la l'arme à l'œil. Mais bon, pourquoi pas.
Cependant, je connais l'animal, et sa promesse ne m'émeus pas plus que ça.
Par la suite, à plusieurs reprises il me répète cette phrase , alors voilà, je suis faible et je finis par me dire que bon, peut-être que finalement... Et de m'imaginer que mon salaire va enfin décoller, depuis le temps que j'attends ce n'est que justice, tout ça...
Quand même, j'avoue que je n'ai pas demandé de précision, ben oui, je n'ai pas osé, je suis très timide moi !

L'année passe.
Décembre arrive et comme tous les ans, nous avons droit à une réunion de fin d'année.
Celle ou mon patron nous explique pourquoi ce qu'il avait prévu de faire n'a pas fonctionné et pourquoi ce qu'il prévoit de faire marchera.
Y'a du PowerPoint dans tout les sens, il prévoit l'embauche d'un super-extra-génial-consultant-spécialiste-en-organisation-d'entreprise (il est resté 4 mois, un record !, salut Frédéric), les chiffres vont exploser, etc.

Et à propos de chiffres, ceux de l'année écoulée sont les meilleurs de toute l'histoire de la boîte et au-dessus des prévisions. Formidable, nous avons même tous droit à un partage du gâteau sous forme de prime, grâce particulièrement à la défiscalisation promise par le gouvernement.
Nous, les employés, assis sur nos chaises face à lui, on n'en peut plus ; certains pleurs, des femmes s'élancent pour se prosterner à ses pieds, moi j'ai même failli me pisser dessus de joie, comme un clébard.


Auto portrait (Photos Libres)

Je passe les détails d'attribution de cette fameuse prime, et je repense à cette promesse, cette phrase qui résonne encore les méandres de ma mémoire
"ne vous inquiétez pas Laurent, je saurai vous récompenser, penser, ser, er ...".
Il ne m'en a plus reparler depuis longtemps, mais il ne peut pas avoir oublié.
Et puis flute, en ces temps d'abondance, je me dis qu'il serait temps de braver ma timidité et de demander sa concrétisation.
J'y vais.
Et je l'ai eu. Ca n'a pas été aussi facile que je le pensais, mais je l'ai eu. Pas en janvier, pas en février, pas en mars, mais après avoir poussé une gueulante, j'ai fini par avoir ce que je voulais. Il a tout fait malgré tout pour repousser son attribution le plus tard possible. Mais je l'ai eu ! Yeah !
Enfin, quand je dis yeah, je viens de me rendre compte que je me dois de le modérer.
Disons un petit yeah. J'ai été augmenté, mais il a quand même réussit à me …. Hum, enfin il a réussit à gratouiller quelques euros (63 pour être précis)

Comment ?

On c'était mis d'accord sur un salaire net très précis. Hors quand j'ai lu ma fiche de paye, le compte n'y était pas. Je suis allé le voir, et là, j'ai compris pourquoi il était patron et que moi je n'étais qu'un vulgaire employé.
Très calmement, il m'a expliqué que mon salaire net était conforme à mes attentes.
Oui, le salaire net, pour lui, c'est le salaire net IMPOSABLE, celui qui se trouve juste avant la RDS ou je ne sais quelle plaisanterie du genre.
En aucun cas il était entendu qu'il s'agissait du salaire Net à payer, faut être sérieux Laurent, quand même ? Hein mon petit, allons !
Et oui, c'est tellement évident, mais quel âne je suis, le salaire net, ce n'est certainement pas ce qui va effectivement sur mon compte en banque ! Ha ha ha ha ha, quelle bonne blague !

Je suis ressortis de son bureau abasourdi ; j'aurais volontiers claqué la porte, mais y'en a pas, alors j'ai marché comme un zombi jusqu'à mon bureau. Et là, inerte, le regard fixé sur mon écran, je me suis dis que quand même, j'avais de la chance d'avoir un patron de la classe des grands, une pointure, un dab, un mec qui en a, un vrai chef quoi.
Mais qu'est-ce qu'il est intelligent mon patron, ha ça oui, qu'est-ce qu'il est intelligent !

mardi 24 juin 2008

Y'a encore du boulot


Pour avoir eu à subir (et plusieurs fois malheureusement) les conséquences désastreuses d'un accident de la route, je suis très sensible à tous ce qui touche ce sujet.
L'une des dernières campagnes télévisée de lutte contre la violence routière était particulièrement forte.
Pour mémoire, elle mettait en scène des femmes et des hommes, des gens ordinaires comme vous et moi, apprenant par téléphone le décès d'un parent, mari, enfants, père ou mère.
Je ne souhaite à personne de vivre cela. La sensation soudaine de vide, l'impression que le sol se dérobe sous vos pieds et la réalité qui s'enfuit, on dirait que le cerveau essaye de vous anesthésier pour vous épargner. Et puis immédiatement c'est le retour sur terre, tout s'écroule et vous avec.

Et bien je me demande ce qu'il faudrait pour parvenir à convaincre ces crétins de chauffards, qui malgré ces images, continuent à croire qu'ils sont les champions du monde du volant.
Le dernier exemple en date, il est tout récent, c'est un responsable de mon boulot ( ) qui est arrivé en se plaignant.
Il vient de se faire prendre à la "jumelle", sur sa moto, à 110 au lieu de 70.
"Mince alors, c'est ridicule, on ne peut pas rouler à 70 !"
J'étais sidéré d'entendre ça :
"il ne peut pas rouler à 70, alors il roule à 110"
Et 110, c'est parce qu'il n'était pas en forme probablement.
A cette vitesse, en moto, on coupe une voiture en deux. A cette vitesse, en moto, on tue des gens. Si encore j'avais affaire à un con, même pas, c'est quelqu'un d'intelligent. Enfin d'habitude.

Mais je suis étonné que devant un tel délit, la police ne lui ai pas retiré son permis : 40 km/h au-dessus de la vitesse autorisé, c'est criminel, non ?

lundi 2 juin 2008

Loi Chatel


Au premier juin 2008 entrera en vigueur la "Loi pour le développement de la concurrence au service des consommateurs", plus connue sous le nom de "Loi Chatel", du nom de l'actuel Secrétaire d'État auprès de la ministre de l’Economie. (cf. Luc Chatel)
Cette loi votée en début d'année 2008 impacte principalement les relations entre les Fournisseurs d'Accès Internet et leurs clients, mais pas seulement.
J'y vois aussi 2 autres nouveautés particulièrement à l'avantage des cyber-consommateurs :
  1. L'obligation pour le cybermarchand d'indiquer une date limite de livraison
  2. L'obligation pour ce même cybermarchand d'indiquer ses coordonnées téléphoniques
Obligation pour le cybermarchand d'indiquer une date limite de livraison.
Cette obligation porte sur la date limite de livraison ou d'exécution de la prestation sur laquelle le cybermarchand s'engage de façon contractuelle. Faute de quoi nous aurons la possibilité de réclamer l'annulation pure et simple de la vente.
Plus précisément, le cybermarchand devra obligatoirement afficher cette information avant que nous ayans cliquer sur le fameux bouton "Confirmer cette commande".
Cyberconsommateur assidu, il m'est arrivé quelques fois de tomber sur des vendeurs (ou vendeuses, n'est-ce pas Valérie ?) peu scrupuleux indiquant systématiquement des délais courts pour être certain de vendre, tout en sachant qu'ils ne les tiendront pas.
Une fois la vente effectuée, impossible de faire marche arrière même si le délai est largement dépassé.

L'obligation pour ce même cybermarchand d'indiquer ses coordonnées téléphoniques.
Qui d'entre nous n'a pas chercher en vain les coordonnées se son cybermarchand en parcourant désespérément les pages de son site ?
Ou alors de trouver seulement un numéro surtaxé, à une trentaine de centimes la minutes. Après plusieurs minutes d'attentes vous tombez sur une plate-forme téléphonique au Maroc ou au Sénégal, avec des télé-conseillers qui ont tout au plus 2 minutes (chrono en main) pour vous balader en suivant scrupuleusement le texte sur leurs écran.
Normalement, au premier juin, chaque cybermarchand devra fournir un numéro de téléphone non surtaxé et nous permettre ainsi de suivre notre commande et d'exercer notre droit de rétractation.
Dommage qu'il n'est pas aussi l'obligation de fournir une adresse mail valide.

Dommage également, mais le droit de rétractation reste facultatif ; par contre s'il existe, le cybermarchand doit s'engager à rembourser la totalité des sommes versés, y compris les frais de livraison.
Je pense qu'étant facultatif, ce droit offert va disparaître compte tenu des obligations qui y sont liées.

Tout cela va dans le bon sens, mais ne nous leurrons pas ; Si globalement le commerce dans le cyberespace se déroule aussi bien qu'avec le commerce traditionnel, il est aussi vrai que de toute façon, comme dans la "vraie vie", on trouvera toujours des margoulins sans états d'âmes.

vendredi 30 mai 2008

Edition 2008 du Trèfle Lozérien


Pendant que les pêcheurs de l'Europe manifeste parce que le carburant est trop cher, pendant que les ménages se lamentent en voyant le fioul engloutir leur pouvoir d'achat, pendant que les écologistes rêvent d'un monde sans moteurs à explosion, les concurrents du Trèfle Lozérien édition 2008 s'apprêtent à prendre le départ.
Pendant 3 jours au son infernal de moteurs surpuissants, ils vont allégrement polluer notre campagne à grand renfort d'essence déversée sous forme de volutes de fumées.
Je connais déjà les gagnants : les compagnies pétrolières.
Oui, je sais, c'est politiquement incorrect de dire ça mais ça fait du bien.