J’ai par hasard assisté à un grand moment de politique. C’était sur la chaîne parlementaire, sur laquelle je venais de zapper, mercredi 18 mars.
En direct, une commission réunit pour parler et débattre sur la catastrophe nucléaire au Japon. Du très sérieux donc, du très grave quand on pense aux futurs victimes des irradiations, qui viendront s’ajouter à la déjà trop longue liste des victimes du tremblement de terre et de ses conséquences.
Soudain, un homme, Maxime Gremetz, un député apparenté communiste, est intervenu violemment pour dénoncer ….. les voitures mal garées devant l’assemblée !
Oui oui, alors qu’au même moment des hommes et des femmes, au Japon, se sacrifient pour tenter de reprendre le contrôle de la centrale nucléaire, monsieur Gremetz lui fustige le comportement des chauffeurs des députés et des ministres.
Je n’en croyais ni mes yeux ni mes oreilles.
Alors je me demande. Maxime Gremetz, c’est un con ou bien il n’a tellement rien à dire qu’il provoque pour exister ?
Beaucoup des deux mon capitaine, beaucoup des deux …..
J’ai reçu un mail de Jean-François Copé. Un mail de mobilisation.
Aux armes militants, le soldat Sarkozy est en danger. Tellement que ce soir, jeudi 10, il nous fera l’honneur d’une soirée vérité, « Parole de Français »
Il ne faut certainement pas douter que l’exercice soit balisée, c’est sur ; Malgré tout, le secrétaire général de l’UMP doute et c’est la raison de son mail.
Il m’invite non seulement à regarder l’émission, mais également de convaincre mes proches de la regarder avec moi.
Il a tellement foi en la capacité de convaincre de Nicolas Sarkozy, qu’il pense que le lendemain ce sera autant de monde pour porter la bonne parole.
Amen !
Mais pour moi, Copé c’est l’homme qui vit à mille lieux des préoccupations des Français. Il est complètement déconnecté de nos problèmes quotidiens à tel point que début février, ce brave homme à soumis l’idée d’augmenter la TVA de 1 point : c’est la TVA sociale.
Ses arguments son simple. Les cotisations sociale ne sont payées que par quelques uns, alors que la TVA est payé par tous.
C’est frappé au coin du bon sens; nous avons tous à payer la TVA. Vous, moi, le clochard du coin qui s’achète un morceau de pain, même Mme Bettencourt, si si…
Et monsieur Copé ajoute :
» Un point supplémentaire de TVA, ça se voit à peine. »
C’est sur, sur un produit à 10 euros hors taxe, cela ne représente que 10 centimes d’augmentation.
Monsieur Copé oublie, ou ignore, ou bien n’en a rien à battre, que si 10 centimes pour lui ou Mme Bettencourt c’est peanuts, pour le smicard, pour ceux, de plus en plus nombreux qui sont au ras des pâquerettes en terme de revenus mensuel et pour ceux qui doivent quémander chaque centime d’euros chaque jour, 10 centimes c’est beaucoup.
En plus, ces 10 centimes s’ajoutent à tous ceux que l’on nous ponctionne depuis des années.
Alors non monsieur Copé, je ne soutiendrais pas Nicolas Sarkozy, parce que lui comme vous, vous dédaignez notre misère.
Ajout du 11 février 2011
Bon, je suis vraiment naïf, je viens de comprendre que l’on est officiellement en campagne électorale.
Pour preuve, j’ai reçu aujourd’hui ce fichier PDF de Jean-François Copé, intitulé « argu-flash » ; Charge aux militants de prendre leurs bâtons de pèlerin et de partir convertir l’électeur qui n’attend que ça …
Ha la Chine, elle a fait rêver toute une époque colonialiste avec ses mystères, elle continue aujourd’hui de faire bander une bande de politiques affairistes.
Notre regretté Georges Frêche était un grand admirateur de la Chine ; Ségolène Royal a salué l’efficacité de la justice chinoise.
Aujourd’hui, c’est la France reçoit en grandes pompes Hu Jintao, actuel président de la République populaire de Chine.
A la clef, une coopération économique promettant plusieurs centaines (milliers ?) d’emploi en France. La chine promet de créer en France des chaines industrielles diverses. En contrepartie, la France s’engage à partager ses ressources technologiques.
Et c’est bien là que le bât blesse : TOUS les pays qui ont un jour investit massivement en France, créant plus ou moins artificiellement (subventions mon amour…) des emplois, ont finis par mettre la clef sous la porte dans un délai de 10 à 15 ans suivant leurs installations. Ce sont des bassins d’emplois entiers qui se sont retrouvés ruinés.
Avec la Chine, c’est encore pire ; Non seulement dans 10 ou 15 ans la Chine reprendra ses billes, mais en plus elle partira avec notre technologie. C’est pas nouveau, mais à force ça fait mal au derrière.
Faut croire qu’on aime ça.
Et les quoi ? Les droits de l’homme dans tout ça ? Ouuuarrrfff, les droits de l’homme, et puis quoi encore ? N’importe quoi …..
Georges Frêche est mort et enterré. Alors pour la postérité, et pour ceux qui ont voté pour lui toutes ces années, je le citerai une dernière fois, déclaration faite en 2008, devant des étudiants :
« Les gens, ils disent pas merci, d’ailleurs les gens ils disent jamais merci. Les cons ne disent jamais merci. Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les « engraner », « j’engrane » les cons avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc… ça un succès de fou, ça a un succès fou. Ils disent, merde, il est marrant, c’est un intellectuel mais il est comme nous, quand les gens disent « il est comme nous », c’est gagné, ils votent pour vous. Parce que les gens ils votent pour ceux qui sont comme eux, donc il faut essayer d’être comme eux. »
Si l’au-delà existe, il doit bien se marrer le Frêche de voir la peine de tous ces cons qui ont votés pour lui. Écoutez ici
Georges Fêche est mort hier soir, d’un arrêt cardiaque. Condoléances à sa famille, je sais combien il est douloureux de perdre un être aimé.
Mais bon, Georges Frêche, c’était pas ma came. Ce que certains appellent des provocations, sont pour moi le reflet de sa nature profonde. Ses saillies racistes sortaient du cœur, on se rappelle tous sa réplique sur les Harkis, face à son contradicteur lui-même Harkis, stupéfait par ce qu’il venait d’entendre, comme nous. N’oublions pas que Georges Frêche avait une véritable nostalgie pour le communisme pur et dur, celui qui n’admet aucune contradiction, celui de Mao ou de Staline, celui de plusieurs millions d’assassinats. Il n’a d’ailleurs pas hésité à dresser deux statuts en l’honneur de ces deux dictateurs dans Montpellier. J’ai aussi une pensée émue pour Alain Bertrand, maire de Mende, qui pour le coup vient de perdre son maître. Il doit bien être à la peine lui aussi.
J’espère que son successeur saura redonner à la région la démocratie qui nous manque tant. Mais qui ? La question est là en vérité.
Par ailleurs, la disparition de Georges Frêche est l’occasion de nous offrir un spectacle quand même assez répugnant de la part de la classe politique. Gauche en tête, mais la droite n’est pas en reste, on entend ce matin sans relâche les témoignages de sympathie de la part de gens qui hier encore étaient prêt à mettre Georges Frêche au pilori. Mais comment ces gens là peuvent-ils croire que nous ne nous rendons pas compte qu’ils nous prennent pour des buses ? Je trouve cela effarant, et assez inquiétant en fait…
Minable jusqu’à la fin..
Les élections Régionales pointent le bout de leurs nez. On s’en rend compte à la façon dont les politiques essayent d’attirer notre attention.
A droite, Dominique de Villepin tente de se faire passer pour un martyr pendant que le pourvoir en place tente de son côté de nous rassembler sous la burka. Franchement, regarder sous les jupes des filles, c’est marrant tant que c’est interdit. Ils feraient mieux de s’intéresser aux libertés des femmes et à nos libertés en général, au lieu de nous les supprimer lentement mais surement.
Pendant ce temps, la gauche ne fait pas mieux. Faute d’idée et de leader, il en est qui font parler d’eux en n’honorant pas un rendez-vous télévisuel. Pas d’idée mais une grande gueule, n’est-ce pas monsieur Peillon. Quand aux têtes pensantes du PS, elles viennent de trouver un thème de campagne en la personne de Georges Frêches et son nouveau « trait d’esprit ». Le PS crie au racisme alors que Georges Frêches n’est certainement pas plus raciste que n’importe quel autre ex-partisan nostalgique du rideau de fer et de sa politique « rigoureuse ». Georges Frêches est un type qui hait les gens en général, et ses opposants en particuliers, ni plus ni moins.
Décidément nos très chers politiques aiment à racler le fond des poubelles pour y trouver la substantifique moelle indispensable à leurs petites existences.
Pas de vœux cette année. Enfin si, mais pas là. Pas envie. Pas de quoi se réjouir cette année. La fausse bonne nouvelle du retoquage de la taxe carbone, la taxe sur la vie en réalité n’est qu’un léger recul pour mieux nous baiser. Car on va payer quel que soit notre comportement écologique, quel que soit nos effort pour limiter notre empreinte écologique comme ils disent les enc..leurs. Ha bah oui, je ne peux pas les encadrer.
On va payer, et cher. Il va bien falloir remplacer d’une façon ou d’une autre l’abandon de la taxe professionnelle. Et cette taxe sur la vie, est une foutue bonne idée : sauf à vivre en ermite, en autarcie totale, vous paierez fatalement cette taxe. Tout le monde, même les plus pauvres. Surtout les plus pauvres. Quoi que vous achetiez, à un moment ou un autre cet achat aura nécessité l’usage d’une énergie taxée. Les producteurs, transporteurs et autres intermédiaires répercuteront le montant de cette taxe sur le prix de leurs marchandises, c’est économiquement logique.
Voilà, pas de quoi se réjouir non ? Bonne année à tous, bande de veaux !
Mise à jour du 8/01 : La censure pas bonne pour le budget 2010 d’après Eric Woerth
L’Eurostar, le train qui relie Paris à Londres via le tunnel sous la manche, a connu de grosses difficultés ses derniers jours à cause de la neige. Une rame bloquée au milieu du tunnel a obligé l’évacuation des voyageurs. Cette évacuation, rondement menée, c’est déroulée comme l’évacuation du Titanic : les riches et célèbres d’abord, avec tous les égards qui leurs sont dus, puis les autres, le tout venant, qui bagages en main s’est débrouillé tant bien que mal pour rejoindre les zones de sécurités.
Autres temps, autre moyen de transport, autres causes mais même traitement : la lutte des classes, fussent-elles dans les transports, a encore de beaux jours devant elle…
Petite pause au cours d’un long trajet, un matin de bonne heure. Très reposante cette vue du viaduc de Garabit.

